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 stay hungry, stay foolish ✤ thomas&jules (PV)

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GREC ✤ fils d'athéna


MessageSujet: stay hungry, stay foolish ✤ thomas&jules (PV)    Jeu 17 Avr - 20:53

stay hungry, stay foolish
un peu après le sujet commun

Soufflant d’une brise aussi légère que rafraîchissante, le vent balayait mollement le gravier, le sable, qui couvrait la plage entourant le lac. Alors que le soleil achevait sa course, entamant sa descente dans l’obscurité, les poissons, paisibles locataires, se terraient un à un dans les profondeurs boueuses de l’étendue liquide.  Les quenouilles abritaient sous leurs ombres de multiples sauterelles, grillons et criquets, dont les chants rebondissaient sur le fluide, sorte de paroi amplificatrice. Près du rivage, déposé sur une chaise de toile, un ordinateur venait ajouter son doux, continuel, apaisant, ronronnement, grésillement, à la cacophonie ambiante, ses processeurs traitant toujours, malgré l’heure pouvant être jugée tardive, de multiples informations. Et sur le sol, de travers, renversée, une tasse gisait, négligée par la tournure récente des événements. Première victime de futures catastrophes, calamités, elle laissait furtivement couler son contenu, presque épuisé, qui venait humidifier la terre, la poussière.

Surprenant, pouvait-on songer, qu’une personne atteinte d’un déficit d’attention puisse juger ce lieu apte à la réflexion, à la concentration.

Et, pour tout vous dire, l’individu en question s’avérait, évidemment, incapable de se focaliser, le moindre craquement, bourdonnement, le distrayant. Adossé à un arbre, portant toujours ses lunettes de soleil, qui devenaient de plus en plus inutiles, il pouvait observer la fumée qui s’échappait du brasier du réfectoire, alors que de plus en plus de pensionnaires se dirigeaient dans cette direction. Nullement pressé, il retardait le plus possible son départ. Tant de problèmes, tant d’énigmes, qui se bousculaient dans son esprit, qui s’évaporaient après de brefs moments d’éveil, pour aussitôt réapparaître, plus loin, le narguant, le moquant. Un comble, certes, qu’un fils d’Athéna se retrouve aussi confus, aussi dérangé par si peu. Récapitulons donc, pour ceux qui sont absents, ou encore exilés dans une lointaine caverne, cachés dans le fin fond d’obscures forêts.

Premièrement, le départ de deux de ses frères et sœurs, deux membres de son bungalow, dont leur Chef, pour une quête. Une quête dont l’issue demeure encore incertaine, mystérieuse, la Colonie en étant sans nouvelles, et ce depuis des jours. Aucune raison de paniquer, non ? Comme vous le devinez, donc, la réaction de Thomas, qui se retrouve à la tête des enfants d’Athéna pour une durée indéterminée, bien que refoulée, cachée, se traduit par une perte progressive de ses capacités cognitives, alors qu’une migraine se propage à l’intérieur de sa tête, comme si cette dernière était saturée, surchargée, le stress. Son manque de sommeil, bien entendu, ne jouant aucun rôle dans toute cette histoire… Right ?

Et voilà que les Amazones s’invitaient, ces dernières venant s’ajouter à la liste des préoccupations de l’enfant de la Sagesse. De charmantes personnes, ces Amazones, d’ailleurs. À peine envahissantes, à peine irritantes, à peine… féministes. Des anticonformistes qu’on aime généralement voir au loin, avec lesquelles les contacts sont beaucoup plus faciles à distance. Mais, joie, elles allaient habiter à la Colonie, leur camp ayant été détruit, et logeront dans les différents bungalows. Des tensions, causées par leur présence ? Aucune, voyons… Quelle idée ridicule. Comme si des adolescents et jeunes adultes se glorifiant de leur propre importance pouvaient entrer en conflit contre d’indépendantes demoiselles atteintes d’une forme sévère de misandrie…

Emporté par les événements, enthousiasmé par les développements, le cerveau de Thomas luttait, combattait, contre une distraction occasionnelle,  ne se remémorant qu’avec peine de la raison de sa présence sur la plage.

Ah, oui ! Ses affaires. Premières laissées pour compte de cet enchaînement infernal, elles avaient eu la sublime chance, l’opportunité unique, de passer l’après-midi balayées par le vent, par le sable, par le souffle lacustre. Son thé, désormais froid et presque épuisé, s’annonçait irrécupérable, alors que le siège, lui, n’était que très peu sensible aux intempéries, ayant pour ainsi dire passé la majorité de sa courte existence à l’extérieur, peu importe la température. La véritable préoccupation, inquiétude, résidait en vérité dans son ordinateur, son portable, engin délicat et si coûteux à réparer. Rassuré par le ronflement discret du moteur travaillant, il l’ouvrit, se retrouvant de nouveau face à cette question qui l’avait tant ennuyé au début de la journée. Il allait, dans une tentative d’avancement, poser l’un de ses doigts sur le clavier, lorsqu’il remarqua un détail…

Une araignée.

Fixant d’un souverain dégoût l’arachnide, ennemie de sa fratrie depuis des siècles, stoppant le mouvement dans son élan, il ne réagit point au craquement annonciateur, trop occupé à observer avec une haine non dissimulée la gênante créature.
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MessageSujet: Re: stay hungry, stay foolish ✤ thomas&jules (PV)    Ven 18 Avr - 17:52

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☆ ☆ ☆

Un pas l'un devant l'autre, la jeune femme tâchait de se frayer rapidement un chemin entre les nombreux pensionnaires qui commençaient à s'attrouper autour du bungalow n°8. Un large sourire s'esquissant sur ses lèvres, elle porta une main à celles-ci pour pouffer de rire alors qu'elle tournait avec légèreté son visage vers l'entrée du bungalow des enfants d'Arès. L'un d'eux, les traits durcis par la colère paraissait pourtant ridicule avec la peinture rose qui lui recouvrait tout le visage. « Wateeeeers ! ». Hurla-t-il alors que celui-ci semblait avoir plus de mal à la rattraper à cause de toute cette foule qui observait d'un regard amusé la nouvelle décoration haute en couleur des enfants de la guerre.  « Tu vas me le payer ! ». La menace pourtant ferme n'effrayait en aucun cas la jeune femme qui continuait de s'éloigner davantage des lieux. Le souffle court, elle s'approcha de ses frères, complices de ce mauvais tour joué aux Arès. La vengeance et la farce étaient les maîtres mots des enfants du dieu Hermès. Effectivement, quelques jours plus tôt, un Arès avait prit plaisir à ridiculiser l'un de leur frère, un comportement que ne tolérait aucunement Jules. Échangeant une frappe de main, elle se mit à rire davantage. « Je pense qu'il a comprit la leçon, cette fois. ». Fit-elle en haussant ses épaules d'un air désinvolte, un sourire provocateur aux lèvres alors qu'elle observait de loin la foule de demi-dieux encore concentrée autour du bungalow n°8. « M'enfin si ce n'est pas le cas, il y a encore d'autre pots de peinture à dispositions. ». Inspirant une grande bouffée d'air après sa folle course, elle réajusta son tee-shirt orange, bien connu pour être celui que portaient tous les pensionnaires et son short en jean. Il aurait été dure pour elle, même avec le don qu'elle possédait, nier toute implication dans cette farce alors que ses vêtements possédaient tous deux de multiples tâches de couleur rose fluo. Une légère grimace prit place sur son visage, bien vite remplacée pour une moue des plus amusée. Elle détestait cette couleur, mais la simple idée de savoir que le bungalow des Arès en était complètement tapissait lui suffisait pour lui rendre le sourire. « Jules ! ». La voix de l'un de ses frères lui fit alors soudainement relever le visage, la sang-mêlé écartant ses long cheveux châtain de son visage pour lui permettre d'observer le danger arriver. Une bande d'enfant du dieu Arès, tous plus remontés les uns que les autres, s'avançant d'une allure plutôt rapide vers eux. « Je crois que tu ferais mieux de courir si tu veux vivre... ». Gloussa un second, un sourire malicieux aux lèvres. Aussitôt, la jeune femme se fondit entre ses frères, commençant à courir de plus belle en direction de la forêt. Elle se fichait des monstres que celle-ci abritait - de toute façon, en pleine journée, il était rare d'en croiser -, les enfants du dieu de la guerre l'effrayant davantage. Ses pas se faisaient alors rapide, une caractéristique avantageuse des enfants d'Hermès qui possédaient le don naturel de courir rapidement. « Attrapez la ! ». Hurla une voix, étouffée par les nombreux arbres que possédait la forêt de la colonie et qui dissimulait ainsi la jeune femme. Une idée lumineuse lui traversa alors subitement l'esprit. S'arrêtant brusquement, elle releva la tête face à un tronc d'arbre et prit l'initiative de grimper. La seule solution pour échapper à cette bande d'adolescents enragés à sa poursuite. C'est accrochée à une branche qu'elle passa de longues minutes, se montrant le plus silencieuse possible, un exploit lorsque l'on connaissait la jeune femme. Elle qui avait toujours tendance à hurler haut et fort ses opinions et attirer l'attention vers elle. Prenant garde que tous étaient finalement partis, elle finit par prendre la décision de retrouver la terre ferme. Elle vagabondait alors entre les arbres, un sourire aux lèvres. Elle aurait pu y passer des heures, un certain sentiment de liberté l'envahissant à cet instant où aucune autre présence se faisait entendre. Le lac vint alors finalement se planter dans son champ de vision, les multiples flots de l'eau venant se refléter sur les nombreuses feuilles des arbres. Jules s'arrêta alors soudainement en apercevant une silhouette lui tournait le dos, Thomas. Il était facile de le reconnaître, d'autant plus qu'un adolescent planté devant un écran d'ordinateur en cette belle journée alors que l'odeur du dîner se faisait ressentir dans l'air ne pouvait être que lui. Il semblait alors étrangement concentré sur quelque chose, la jeune femme songeant tout d'abord à de nouveaux dessins de bâtiments de l'antiquité. Mais lorsqu'elle commença à s'avancer lentement et silencieusement vers lui dans le premier but de le surprendre dans sa concentration, elle comprit rapidement quel était le problème en apercevant l'araignée qui trônait sur le clavier de son ordinateur. Elle arracha alors une branche assez fine d'un arbre, la soulevant au-dessus de sa tête avant de se ruer soudainement vers le jeune homme. Jules effectua alors un grand coup de branche sur son clavier, observant en penchant sa tête sur le côté si la bête n'avait pas survécut. Pour s'en assurer, elle produisit encore plusieurs fois le même geste. Dégageant finalement l'araignée bien décédée cette fois-ci, elle laissa tomber non loin d'elle la branche en passant une main sur son front d'un air théâtral. « Je viens de te sauver la vie. Ne me remercie pas ! ». Elle croisa alors ses bras contre sa poitrine, venant s'asseoir à ses côtés alors qu'elle arborait un large sourire. « Mais que fais-tu donc seul ici ? Tu ne sens pas cette bonne odeur de nourriture se propager dans l'air ? ». Fit-elle en illustrant ses propos de gestes. Elle n'avait alors pas mentionnée la raison de l'état déplorable dans lequel se trouvait ses vêtements, sachant pertinemment que le jeune homme ne tarderait pas à lui poser la question. Jules affichait alors un sourire faussement innocent qui ne lui convenait en aucun cas, la brune étant depuis toujours de nature rebelle.
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GREC ✤ fils d'athéna


MessageSujet: Re: stay hungry, stay foolish ✤ thomas&jules (PV)    Sam 19 Avr - 16:21

stay hungry, stay foolish
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Sursautant alors que la branche allait fracasser le clavier, détruisant au passage de fragiles touches, amputant l’alphabet de nombreuses lettres, il fut si surpris, médusé, tant sa concentration était grande, qu’il faillit perdre l’équilibre et mordre la poussière. Toujours étourdi, toujours abasourdi, il observa avec une pointe d’agacement, d’incompréhension, la ramure qui continuant de s’abattre sur l’infortunée arachnide, qui devait maintenant avoir rendu l’âme. Bien fait pour elle, l’on ne pouvait dire qu’elle ne l’avait pas cherché, à s’approcher autant d’un enfant d’Athéna. À force de côtoyer des congénères plus faibles et vulnérables qu’elle, sans aucun doute qu’elle en était venue à s’imaginer être de taille, à la hauteur, de plus grands adversaires… Ou pas. Ce n’était qu’une araignée, après tout. Il était idiot, inconscient, stupide, de leur attribuer des comportements, des agissements, désespérément humains, de lui octroyer une logique, une capacité à raisonner.

Le bois ayant cessé d’exercer sa puissance, sa domination, sur l’ordinateur, le cadavre de la némésis ayant été envoyé valdinguer sur le sol, il fut loisible à Thomas d’observer les dommages, probablement réparables, qui avaient été infligés à l’objet électronique. Qui avait donc pu avoir le culot, l’arrogance, l’inconscience, de le surprendre d’une si violente manière, alors qu’il était manifestement distrait ? Malgré le nombre impressionnant de connards qui peuplaient la Colonie, aucun d’entre eux n’aurait pu commettre une telle étourderie, bien trop peureux pour s’en prendre d’une si vile manière à celui qui n’oubliait jamais une offense, et qui n’hésitait pas à la repayer le juste prix. Non, l’agresseur devait être une personne se jugeant intouchable, tellement taquine que tous étaient habitués à ses tours, à ses agissements. Un simple regard vers le côté confirma son impression, lui donnant raison.

Jules, évidemment.

Dramaturge dans l’âme, elle ne lui laissa aucunement le temps ni la possibilité de se lancer dans un furieux monologue, étouffant l’étincelle de colère qui aurait pu démarrer un incendie d’une simple réplique.  Se décidant à jouer le jeu, plus amusé qu’agacé, et passablement soulagé par la mort de la tégénaire, il retira ses lunettes et leva ses bras vers le ciel, comme s’il venait d’être sauvé de l’apocalypse. « Oh, mon héroïne ! Qu’aurais-je pu faire sans toi, seul face à ce terrible monstre ? Merci, merci, merci ! » dit-il, employant une voix empreinte d’émotions. Posant l’ordinateur endommagé sur le sol, l’accotant sur l’une des pattes de sa chaise, il prit le temps d’observer attentivement son interlocutrice, qui, habillée normalement, était néanmoins couverte de nombreuses tâches… roses. Pas vraiment la couleur préférée de la fille d’Hermès, selon les souvenirs de Thomas.

Hum, il pouvait flairer les embrouilles, les ennuis, depuis le bord du lac, alors que des cris de colère étaient perceptibles au loin.  

« Eh bien, j’ai décidé de jeuner. J’me disais que ça serait bénéfique pour ma ligne, tu comprends ? T’as remarqué mes kilos en trop ? L’horreur, quoi ! », répondit-il, dans une imitation très proche de la réalité d’une fille d’Aphrodite. Les pauvres, combien d’entre elles sautaient volontairement le souper pour conserver leur beauté ? Les dieux eux-mêmes l’ignoraient ! « Plus sérieusement, les récents événements m’ont un peu coupé l’appétit. Avoir des féministes aussi charmantes que détestables à la table, en ignorant toujours ce qui est advenu de Matthew et d’Helen, est une situation qui, surprise, ne me donne pas envie de manger, en plus de me causer des migraines. Bref, les problèmes classiques d’un demi-dieu, right ? » Mélangez un minimum d’humour avec une once de vérité et vous obtenez une conversation saine et équilibrée, parole d’honneur.

Se levant brusquement, se tournant vers elle et la fixant d’un regard scrutateur, il renifla bruyamment, comme s’il flairait quelque chose. « Hum, mais vous, Wates, qu’avez-vous encore fait ? Qu’est-ce que c’est, cette fois ? Une machine trafiquée ayant explosé à la figure des Héphaïstos ? », demanda-t-il, imitant, cette fois-ci, vous l’aurez deviné le charmant M. D, le directeur de la Colonie. Jouer des tours et se venger des autres bungalows, telle était la routine de Jules, nul ne l’ignorait vraiment. Ce n’était pas pour rien qu’un sentiment de méfiance se propageait à chaque fois d’un Hermès semblait proposer son aide désintéressée… Alors, lorsque Thomas rencontrait sa camarade sur le bord du lac, alors que tous se dirigeaient vers le réfectoire, on pouvait comprendre pourquoi il se doutait que quelque chose se tramait, ou s’était tramé.

« Sérieux, je te retourne ta question : qu’est-ce que tu fais, à l’écart, proche des bois, alors que tes frères et sœurs sont en route pour manger ? » Même s’il se doutait de la réponse, il devait demander… Quoique, le sourire faussement innocent de Jules était passablement inquiétant. « Wait, let me guess… En prenant en compte les cris de colère typiquement spartiates qui proviennent des bungalows depuis quelque temps et la peinture rose qui recouvre tes vêtements, ajoutons à cela ton air angélique totalement déplacé, j’devine que t’as encore enquiquiné les… Arès ? », estima-t-il, utilisant son flair typiquement athénien. « T’es au courant, Jules, que s’ils te trouvent près du réfectoire, tu risques d’être dans la merde, mais genre, vraiment dans la merde ? Probablement, en fait – ça explique pourquoi tu te cachais dans les bois. »

Se retenant pendant un court moment, il finit cependant par rire, rire de la situation, rire de l'image qui s'imposait dans son esprit. Malgré le fait qu’elles pouvaient parfois être énervantes, agaçantes, les farces des Hermès étaient tellement… divertissantes, même lorsqu’on n’y assistait pas. « De toute façon, j’ai toujours pensé que le rose allait tellement mieux aux Arès, bien plus que leur rouge habituel… Tu penses qu’ils l’adopteront comme bannière ? » Comme vous l'aurez remarqué, à moins d'être aveugle, le stress, l'anxiété, transformait ce fils d'Athéna d'ordinaire impassible en véritable moulin à parole. Quite unpleasant.
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MessageSujet: Re: stay hungry, stay foolish ✤ thomas&jules (PV)    Dim 20 Avr - 0:19

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☆ ☆ ☆

Un sourire malicieux trônait sur ses fines lèvres rosées, celui-ci ayant élu domicile depuis des années sur ces dernières. Il n'y avait pas un seul instant durant une journée où elle ne l'arborait pas, telle une provocation qu'elle usait sans fin. Un trait du visage typique chez les enfants d'Hermès d'après ce qu'elle avait entendu dire, comme une marque de fabrique qui les caractérisait si bien. Ses cheveux n'apaisaient alors en aucun cas cet instinct sauvage qui émanait d'elle, ces derniers en bataille retombant négligemment sur ses épaules voutées. Cela faisait maintenant un moment qu'elle avait abandonnée cette vaine cause de donner un tant sois peu d'allure à cette crinière tout aussi butée qu'elle. Une mine enfantine s'était alors dessinée sur son visage lorsqu'elle s'aperçut que l'enfant de la sagesse c'était finalement prit à la comédie, se plaisant à jouer dans l'ironie lui aussi. « Oh, mon héroïne ! Qu’aurais-je pu faire sans toi, seul face à ce terrible monstre ? Merci, merci, merci ! ». Sa voix emplit d'émotion résonnait alors faussement aux oreilles de la sang-mêlé, ce ton ne faisait qu'accroître son sourire. « Tant enthousiasme, j'en pleurerais presque. ». Comme à son habitude, elle illustra ses propos d'un geste, faisant mine d'essuyer une larme au coin de ses yeux alors que son regard s'était posé sur le clavier en piteuse état de son ordinateur. Elle retenait alors difficilement un rire, celui-ci amputé de plusieurs touches qui jonchaient désormais le sol. Pourtant, elle arrivait à se contenir, ne souhaitant aucunement que le brun ne finisse par se vexer. « Eh bien, j’ai décidé de jeuner. J’me disais que ça serait bénéfique pour ma ligne, tu comprends ? T’as remarqué mes kilos en trop ? L’horreur, quoi ! ». A ces paroles, ses sourcils se haussèrent légèrement, ses yeux quelque peu écarquillés avant qu'un rire n'arrive à dépasser la barrière de ses lèvres. « C'est la blague de l'année ça, tu n'es tellement pas crédible ! Mais je dois reconnaître que tu as un grand don pour ce qui est de l'imitation. J'aurais presque cru entendre la voix de ce cher Maxiel. ». Pouffa-t-elle, étouffant un nouveau rire de l'une de ses mains alors que son regard était posé sur son interlocuteur. C'est donc sans réelle surprise qu'elle observa ses traits de visage un instant si détendus se durcir de nouveau, comme si cette joie n'avait été qu'une étoile filante passagère et éphémère. « Plus sérieusement, les récents événements m’ont un peu coupé l’appétit. Avoir des féministes aussi charmantes que détestables à la table, en ignorant toujours ce qui est advenu de Matthew et d’Helen, est une situation qui, surprise, ne me donne pas envie de manger, en plus de me causer des migraines. Bref, les problèmes classiques d’un demi-dieu, right ? ». Un soupire s'échappa alors de ses lèvres à l'écoute de ses propos tellement déprimant, la fille d'Hermès se laissant alors tomber sur le sol, fermant ses paupières alors que l'agréable chaleur des rayons du soleil couchant se faisait encore ressentir sur sa peau. « Tu es si tourmenté, peut-être même un peu trop. Tu devrais songer à te changer les idées à je sais pas... cueillir des fraises ? Au lieu de déprimer seul dans ton coin. ». Elle inspira alors doucement, haussant légèrement ses épaules. « Je suis persuadée qu'ils vont bien. ». Tenta-t-elle alors de le rassurer, Jules étant consciente de l'attachement sans borne que porter Thomas à ses frères et soeurs. Elle ne pouvait d'ailleurs que comprendre le jeune homme, la sang-mêlée étant extrêmement proche des siens, toutes ses farces les rapprochant un peu plus chaque jour. Ils étaient sa véritable famille, celle qui chérirait le plus au monde jusqu'à son dernier souffle, l'une de ses principales motivations. Celle qui l'avait d'ailleurs poussée à agir de la sorte avec les Arès il y avait de cela seulement une heure, résultant d'une course à couper le souffle dans la forêt de la colonie avant qu'elle n'atteigne la berge. Ses paupières s'ouvrirent alors de nouveau lorsqu'elle entendit les pas du jeune homme non loin d'elle, ressentant également son regard la scruter. « Hum, mais vous, Waters, qu’avez-vous encore fait ? Qu’est-ce que c’est, cette fois ? Une machine trafiquée ayant explosé à la figure des Héphaïstos ? ». Se redressant alors soudainement en écoutant cette nouvelle imitation, elle reposa rapidement sur ses deux pieds, se plaisant à tournoyer quelque peu en souriant grandement. « Tu n'es pas loin... Nous ne recyclons jamais les mêmes farces voyons, cela deviendrait bien trop lassant sinon. ». Lui confia-t-elle en haussant d'un air désinvolte ses épaules. Il est vrai que sa présence exceptionnelle au bord du lac en cette heure tardive où tous se retrouver quotidiennement pour partager leur dîner ne pouvait que dissimuler un nouveau tour des Hermès qui usaient chaque jour de leur imagination pour en inventer de nouvelles. Il faut dire que la vie à la colonie serait bien trop ennuyante sans leurs malicieuses interventions, égayant un bon nombre de pensionnaires chaque jour au détriment de leurs victimes qui l'avait tous plus ou moins cherché. « Sérieux, je te retourne ta question : qu’est-ce que tu fais, à l’écart, proche des bois, alors que tes frères et sœurs sont en route pour manger ? ». Esquissant un nouveau et fin sourire innocent, elle haussa quelque peu ses épaules en faisant mine d'observer les alentours, comme si son premier but avait réellement été de profiter de cette nature environnante. « C'est si difficile à croire que je viens juste profiter de cette apaisante solitude que nous offre la nature ? ». Tenta-t-elle d'une voix mielleuse en se laissant retomber sur ses coudes, faisant mine de humer l'air en ramenant ses jambes vers elle. « Wait, let me guess… En prenant en compte les cris de colère typiquement spartiates qui proviennent des bungalows depuis quelque temps et la peinture rose qui recouvre tes vêtements, ajoutons à cela ton air angélique totalement déplacé, j’devine que t’as encore enquiquiné les… Arès ? ». Interrompu dans sa comédie, elle ne pu retenir un rire en songeant de nouveau à sa récente farce qui devait désormais lui valoir le titre de la pensionnaire la plus détestée des enfants d'Arès, un statut qu'elle portait fièrement et qui la faisait plus rire qu'autre chose. Elle aimait attirer l'attention, d'une quelconque manière. « Tu aurais dû voir leur tête... Tu as vraiment raté quelque chose sur ce coup ! ». Lui confia-t-elle d'un ton enjoué alors qu'elle se remémorait l'instant où la peinture avant accidentellement explosée à la tête de tous les enfants du dieu de la guerre présent dans le bungalow n°8 à cet instant. « T’es au courant, Jules, que s’ils te trouvent près du réfectoire, tu risques d’être dans la merde, mais genre, vraiment dans la merde ? Probablement, en fait – ça explique pourquoi tu te cachais dans les bois. ». Elle avait alors penchée son visage d'un air conscient, acquiesçant ses propos sans réellement en être apeurée. Après tout, elle avait la désagréable habitude d'attiser la colère d'un bon nombre de pensionnaires chaque jour, résultant de ses nombreuses farces à son actif. « Ne t'en fais pas pour moi, va. J'ai l'habitude. Tu sais, vu le nombre de personnes que je provoque chaque jour, je serais déjà enterrée depuis longtemps si j'étais vraiment dans la merde comme tu le dis à chaque fois. Et puis, il n'avait cas pas embêter l'un de mes frères. ». Se défendu-t-elle en plissant légèrement ses yeux, le sujet de ses frères et sœurs étant sensible chez elle. Ils étaient ce qui comptait le plus à ses yeux, son échappatoire dans lequel elle se plaisait à se noyer consciemment. « De toute façon, j’ai toujours pensé que le rose allait tellement mieux aux Arès, bien plus que leur rouge habituel… Tu penses qu’ils l’adopteront comme bannière ? » Le rire du jeune homme fut alors rapidement communicatif, la blonde y répondant à son tour en l'étouffant d'un geste de mains. « Sûrement, ça m'étonnerais même qu'ils n'aient pas déjà pris cette décision à l'instant où je te parle ! Je suis sûre que tous ces cris étaient en réalités de grands remerciement pour mes talents de décoratrice intérieur. ». Se plu-t-elle à plaisanter alors qu'elle lançait un regard provocateur au jeune homme. Elle désigna alors d'un coup de menton ses habits avant de hausser ses sourcils avec amusement. « Si tu veux, je peux customiser tes vêtements avec cette magnifique couleur, toi qui a l'air de tant l'apprécier. ». Un nouveau rire fusa alors de ses lèvres, le fait d'imaginer un seul instant le brun porter ces couleurs suffisant à faire naître un certain amusement chez elle. « Tu serais magnifique, tu te ferais même adopter par les Aphrodites, j'en suis sûre. Il te suffis juste de me laisser faire. ». Elle s'était levée sur ces dernières paroles qu'elle avait laissé un suspens, comme une futile menace alors qu'elle s'approchait dangereusement de lui, ses mains reposant chacune d'elles sur ses hanches.
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GREC ✤ fils d'athéna


MessageSujet: Re: stay hungry, stay foolish ✤ thomas&jules (PV)    Dim 20 Avr - 4:16

stay hungry, stay foolish
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Accompagnant d’un haussement exagéré des sourcils son dernier rire, il prit la formelle décision de cesser de se torturer l’esprit, du moins pour le moment, aux vues de comment Jules semblait réceptive à une discussion sur le sujet. Non point qu’il le lui reprochait – loin de là, c’était même tout le contraire. Comme s’il avait véritablement besoin qu’on l’encourage dans sa déprime, qu’on le pousse dans l’incertitude ! En réalité, il lui était urgent de se détendre, d’oublier ses problèmes, ses inquiétudes, tâche qui était facilitée par l’insouciance de la fille d’Hermès, qui, suivant son propre conseil, se changeait les idées en permanence. C’était rafraîchissant, sans doute la raison pour laquelle il aimait tant sa compagnie – elle n’avait rien de commun avec ses frères et sœurs, qui, malgré toute l’affection qu’il leur portait, étaient, avouons-le, pour la plupart plutôt barbants, après un certain laps de temps.

Cueillir des fraises… Hum, peut-être. Mais il préférait d’ordinaire laisser cette disgracieuse et éreintante corvée aux pensionnaires du genre de Drew, qui étaient motivés, enthousiastes, et qui, surtout, n’étaient pas incommodés par la chaleur autant que lui, dont le cerveau reprenait lentement son cours normal alors que la température se rafraîchissait. Mais peut-être avait-elle raison, peut-être une telle activité lui donnerait l’occasion de décompresser, de dépenser son énergie à travers un canalisateur nouveau, l’entrainement quotidien ayant quelque chose de… redondant. D’autant plus qu’il pourrait ainsi participer à la vie économique de la Colonie, opportunité qui motiverait n’importe qui, non ? Faux. Il s’en foutait un peu, malgré son attachement à ce qui était son foyer depuis près de huit ans, de la vente de fraises. Mais bon, why not ? Il n’aurait qu’à essayer le lendemain.

Tellement emporté par son jeu, il en était venu à oublier, négliger, omettre, que la farce de la machine explosive avait été déployée, utilisée, la semaine dernière… Erreur impardonnable, se dit-il, en sachant que si Thomas lui-même peinait à suivre le cours des taquineries des Hermès, qui pourrait vraiment prévoir leurs prochains méfaits ? Personne, absolument personne. La crise, le drame ! Nullement apeurée par l’éventualité d’être découverte, arrêtée, potentiellement malmenée, par les Arès, son interlocutrice lui démontrait clairement à quel point être la cible de ces derniers l’indifférait, chose qu’il aurait dû avoir compris, depuis le temps. Que ce soit pour la vengeance, ou pour son simple plaisir personnel, elle n’hésitait jamais à les tromper, à les transformer en victimes, en cobayes, et nul dans la Colonie le lui reprochait vraiment. Les Aphrodites étaient peut-être superficiels, les Déméters, fragiles, mais il n’y avait pas pires cons que les enfants du dieu de la Guerre, qui se glorifiaient sans cesse de la prétendue supériorité de leur géniteur. L’humilité allait leur faire le plus grand bien.

Mais surtout, le rose.

La solidarité envers un frère, une sœur, il pouvait la comprendre. Les liens forgés par l’ascendance divine étaient quasiment impossibles à briser, rassembleurs, unificateurs. Mais, comme dit plus haut, dans le cas des Arès, ces excuses n’étaient que des prétextes pour faire ce que tous rêvaient de commettre. « Sûrement, ça m'étonnerais même qu'ils n'aient pas déjà pris cette décision à l'instant où je te parle ! Je suis sûre que tous ces cris étaient en réalités de grands remerciements pour mes talents de décoratrice intérieure », répondit-elle à sa dernière question, usant d’une ironie qui lui était bien familière, qu’il appréciait tout particulièrement. La simple image du bungalow huit peint à rose, ses locataires hurlant de rage, valait son pesant d’or.

« Oh, c’était donc ça ! Alors, je me trompais totalement, en pensant qu’ils étaient en colère. Ils ne faisaient qu’acclamer leur sauveuse ! J’espère que tu leur as fait bien comprendre que les bombes vertes ne s’agençaient pas du tout avec leurs têtes de sanglier brunes. Beaucoup plus simple que leur garde-robe soit totalement rose, pour leur propre bien ainsi que celui des Aphrodites. » Parce que, croyez-le ou non, ces derniers avaient déjà passé des commentaires à ce sujet, usant d’un culot rare qui était normalement étranger aux enfants de l’Amour. À demi sarcastique, il devait cependant avouer qu’une vérité se cachait derrière ses paroles : la vie des Arès serait sans doute beaucoup plus simple si tous leurs vêtements étaient de la même couleur.

Et surtout, d’une couleur aussi virile...

Faisant toujours face à Jules, debout, ses lunettes reposant toujours entre les doigts de sa main gauche, il eut cependant un mouvement de recul, aisément amorti, lorsque la première menace de la fille d’Hermès fusa. « Si tu veux, je peux customiser tes vêtements avec cette magnifique couleur, toi qui a l'air de tant l'apprécier. » Une proposition presque tentante, estima-t-il, s’il oubliait toute sa dignité. Imitant une mine songeuse, se mordillant pensivement la lève inférieure, il croisa ses bras dans son dos, comme s’il réfléchissait vraiment à une telle possibilité. « Bien que ce soit tentant, j’pense que je vais refuser. J’ai toujours eu tendance à penser que le rose allait beaucoup mieux aux Arès qu’aux Athénas… C’est une question de style, j'crois. »

Cette dernière réplique, cependant, n’atténua aucunement la fureur décoratrice de Jules, qui se leva. « Tu serais magnifique, tu te ferais même adopter par les Aphrodites, j'en suis sûre. Il te suffit juste de me laisser faire. » Coriace, la farceuse. Reculant lentement vers le lac, alors qu’elle s’approchait de plus en plus, ayant l’air décidée à mener sa proposition à bien, Thomas eut un sourire innocent, comme s’il était charmé par cette idée. « Sérieux, tu crois qu’ils m’accepteraient ? 'Toujours été mon rêve, d’avoir comme mère une déesse aussi volage qu’useless ! » L’opinion de sa génitrice concernant Aphrodite ne jouant, bien entendu, aucun rôle dans celle du gallois… Oh, mais attendez... Si elle comptais réellement le peindre en rose, pouvait donc être la peinture ?
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GRECQUE ✤ fille d'hermès


MessageSujet: Re: stay hungry, stay foolish ✤ thomas&jules (PV)    Lun 21 Avr - 0:21

while spring is making
promise outside

☆ ☆ ☆

Un sourire mutin aux lèvres, la sang-mêlée ne quittait pas un instant le jeune homme du regard, se plaisant à observer chacune de ses réactions, chaque geste qu'il effectuait pour appuyer ses propos, sans oublier ses mimiques dont il usait bien souvent. Observer silencieusement, un instant bien rare pour la fille d'Hermès atteinte d'hyperactivité comme chaque demi-dieux, mais qu'elle appréciait grandement lorsque celui-ci se produisait. Dans ces moments, il n'était pas rare que bon nombre de personnes songeait que la jeune femme était malade, comme s'il était inconcevable qu'elle soit, ne serait-ce que quelques secondes, calme et sereine. « Oh, c’était donc ça ! Alors, je me trompais totalement, en pensant qu’ils étaient en colère. Ils ne faisaient qu’acclamer leur sauveuse ! J’espère que tu leur as fait bien comprendre que les bombes vertes ne s’agençaient pas du tout avec leurs têtes de sanglier brunes. Beaucoup plus simple que leur garde-robe soit totalement rose, pour leur propre bien ainsi que celui des Aphrodites. ». Elle avait alors haussée quelque peu l'un de ses sourcils suite aux propos qu'avaient prononcés le fils d'Athéna, amusée par ces derniers. Un rien lui suffisait par laisser échapper un léger rire, celui-ci n'ayant guère de mal à dépasser la barrière de ses lèvres pour résonner de manière mélodieuse dans l'air. Rare étaient les enfants de la déesse de la sagesse avec lesquels elle partageait des moments de complicités comme à cet instant, Thomas étant sûrement le seul de la fratrie à posséder autant de patience et témérité pour supporter cette boule d'énergie qu'était Jules. Véritable personnification de la malice, elle était bien consciente de ce certain sentiment de lassitude qu'elle pouvait faire naître dans son entourage. Pourtant, elle ne faisait rien pour changer ne serait-ce qu'une seule de ses - mauvaises - habitudes, Jules étant de ces personnes qui souhaitaient être acceptés telles qu'elles étaient. « Ok, je vais vraiment me faire déchirer dés que je me pointerais hors de cette forêt... ». Prononça-t-elle, un éclair de lucidité frappant soudainement la blonde. Cependant, son sourire ne faisait que s'agrandir davantage, comme si cette perspective peu réjouissante, pour un bon nombre de pensionnaires possédant un esprit sain, ne faisait que d'accroître son amusement. Le regard fougueux, une éternelle mine enfantine trônait sur son visage. « Je leur ferais croire que c'est toi et toi seul qui m'a donné cette idée. ». Aussitôt, une certaine pointe de provocation prit place dans son regard alors qu'elle haussait légèrement un sourcil. « Et tu sais aussi bien que moi que je peux me montrer très persuasive. ». Evidemment, elle faisait référence à son don, celui peu répendu chez les enfants d'Hermès mais qui n'était pas rare pour autant. Mentir aisément sans éveiller le moindre soupçon, si bien que ses mensonges prenaient l'allure d'une vérité évidente que l'on ne pouvait aucunement remettre en cause. Une bénédiction pour la jeune femme qui usait bien souvent, non pas pour sauver sa peau, mais pour le simple plaisir de manipuler durant quelques instants la première personne qui se trouvait dans son champ de vision. « Croyez-moi je vous en supplie, c'est Thomas qui m'a harcelé nuits et jours pour que je vous fasse ce sale tour. C'est sa tête qu'il faut fracasser, pas la mienne qui est trop jolie pour être abîmée. ». Si Hermès n'aurait pas revendiquée sa fille dés ses premiers jours à la colonie, beaucoup aurait pu croire que la jeune femme possédait un lien de parenté avec Apollon, cette dernière possédant un certain don dans le domaine de la comédie. Ayant usée d'une voix bien trop aigüe et innocente qui ne lui convenait en aucun cas, elle n'avait pu retenir plus longtemps un nouveau rire, amusée par cette perspective réalisable. « Alors, on fait moi le malin, hein ? Ta vie est entre mes mains. ». Désormais debout face à l'enfant de la sagesse, elle avait croisée ses bras contre sa poitrine, arborant une allure fière et distinguée. Un coup d’œil sur ses vêtements lui suffit alors pour se rappeler la maigre menace qu'elle venait de lui lancer, un sourire enfantin aux lèvres alors qu'elle réduisait la distance qui les séparait chaque seconde. « Bien que ce soit tentant, j’pense que je vais refuser. J’ai toujours eu tendance à penser que le rose allait beaucoup mieux aux Arès qu’aux Athénas… C’est une question de style, j'crois. ». Elle s'arrêta alors quelques instants, adoptant une mine faussement attristée en le regardant, ses frêles épaules se haussant. « C'était une proposition rhétorique mon cher... Mais si ça peut te rassurer, je suis sûre que cette vive couleur t'ira parfaitement au teint. ». Continuant de s'avancer discrètement de lui, un léger rire ne pu que lui échapper à la suite des propos du demi-dieu. « Sérieux, tu crois qu’ils m’accepteraient ? 'Toujours été mon rêve, d’avoir comme mère une déesse aussi volage qu’useless ! ». Elle secoua alors négativement son visage, les traits de son visage adoucit sous la mine amusée qu'elle arborait. Thomas était l'un des rares enfants d'Athéna possédant un tant soit peu d'humour et qui ne l'ennuyait pas au bout de seulement quelques secondes. « Crois-moi que si elle t'entend, tu es un homme mort dans les prochaines heures qui vont suivre. La vengeance d'une femme est terrible, tu ferais mieux de la supplier de t'excuser de tes propos déplacés ! ». Quelques pas seulement et la distance entre eux serait réduite à néant, les pensées de la jeune femme se mettant alors à se bousculer, nombreuses étaient elles dans son esprit. Contrairement à ce que certaines mauvaises langues pouvaient proférer, Jules était persuadée qu'il fallait posséder beaucoup d'intelligence pour imaginer de telles farces et cela à chaque instant, les enfants de la malices regorgeant d'idées saugrenus. « N'entends-tu pas sa colère qui gronde au loin ? ». Fit-elle en se redressant, levant un doigt au niveau de son oreille en faisant mine d'écouter attentivement la nature qui les entourait. Elle se recula alors légèrement, secouant d'un air faussement compatissant l'une de ses mains alors qu'elle se mordillait légèrement l'une de ses lèvres. « Ça va chauffer pour toi, je n'aimerais pas être à ta place... ». Faisant voler en éclat les derniers centimètres qui les séparaient, Jules pressa alors soudainement avec douceur ses mains contre le torse du jeune homme, le propulsant dans l'eau du lac. A défaut de posséder des pots de peinture rose avec elle, elle n'avait pu retenir sa dévorante envie de le pousser dans l'eau, une farce peu originale pour un enfant d'Hermès mais qui amusait toujours autant la jeune femme. Elle s'était alors avancée vers la rive, prenant garde de laisser une certaine distance entre eux pour ne pas sombrer à son tour dans les eaux profondes du lac. « Je t'avais prévenu, sa sentence est irrévocable ! Cela t'apprendra le respect jeune homme. ». Lui souffla-t-elle d'un ton faussement sermonnant, alors que son sourire prit rapidement place sur ses lèvres en voyant le jeune homme complètement trempé.
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MessageSujet: Re: stay hungry, stay foolish ✤ thomas&jules (PV)    Ven 25 Avr - 11:35

stay hungry, stay foolish
un peu après le sujet commun

L’eau, froide, aussi glacée que pouvait être celle d’un lac en plein été, s’infiltra rapidement à l’intérieur de ses vêtements, s’immisçant, profitant des moindres interstices, submergeant et débordant le tissu, déjà saturé au bout de quelques secondes. Alors que l’air, entraînée par sa chute, se glissait avec diligence vers la surface, entourant son être, le fluide étant toujours agité, troublé, par l’onde de choc l’ayant parcouru précédemment, il tentait de s’orienter, de regagner l’atmosphère afin d’y respirer, d’y reprendre son souffle.  Après à peine quelques secondes immergé, il put à nouveau inspirer, expirer, penaud de s’être fait prendre par un tour aussi prévisible, aussi puéril, basique. En contact avec le fond de l’étendue stagnante, il pouvait, de sa position, apprécier la boue, la vase, les algues, qui formaient la faune marine de ce dernier, pour son plus grand dégoût. Il y avait bien une raison pour laquelle il ne se baignait presque jamais, sauf dans la mer, et qu’il se contentait de demeurer sur la plage.

Comment s’était-il trouvé là, trempé, alors que les rires de la fille d’Hermès emplissaient l’air d’une taquine mélodie ? Bonne question, à laquelle il lui était possible de fournir aisément une réponse, son cerveau ayant été complètement ranimé, au maximum de ses capacités, par cette… douche.

À peine quelques temps auparavant, il reculait encore sous les menaces de l’espiègle, s’approchant, sans en avoir vraiment conscience, du lac. Inconsciemment, il avait conscience qu’elle possédait véritablement l’avantage… Surtout avec son don. Quel Arès serait assez intelligent pour voir l’imposture ? Vaine intimidation, il le savait. Jamais elle n’oserait vraiment leur faire croire qu’il était responsable… Non ? Avec Jules, l’on n’était jamais vraiment sûr de rien… C’était sans doute l’un de ses charmes, qui rendaient sa compagnie si agréable, pour un fils d’Athéna, habitué aux esprits solides, aux réflexions complexes, aux codes de conduite aussi complexes qu’agaçants. « Ah, si c’est pour sauver ta pauvre tête, pourquoi pas ! De toute façon, les hématomes sont à la mode, j’ai entendu dire, cette saison ! » Le sarcasme, toujours l’arme la plus appropriée, dans une situation semblable. « Crois-moi que si elle t'entend, tu es un homme mort dans les prochaines heures qui vont suivre. La vengeance d'une femme est terrible, tu ferais mieux de la supplier de t'excuser de tes propos déplacés ! » La vengeance d’Aphrodite, terrible ? Il en doutait. S’il avait à choisir entre se mettre à dos la déesse de l’Amour et sa propre génitrice, Thomas choisirait, sans aucune hésitation, la courtisane de l’Olympe.

Oui, entre la déesse de la Sagesse, de la Guerre, de la Stratégie, et celle qui peuplait le monde de ses bâtards, de par ses amours peu orthodoxes, il avait fait son choix.

« Pour une raison qui m’est terriblement mystérieuse, j’éprouve de la difficulté à avoir peur la Reine des Colombes, j’sais vraiment pas pourquoi ! » Demi-vérité. Il craignait, de la même manière qu’il redoutait Hermès – ce dernier, pour son imprévisibilité – Aphrodite. Non pas pour ses pouvoirs, pour ses enfants, mais bien pour la vilénie et la subtilité qui caractérisent son arme la plus puissante, la plus dévastatrice. L’amour. Responsable de tant de massacres, ce dernier se dressait, tel un monstre, face à l’esprit de Thomas, qui, après tout, était conscient que toute forme de logique, de bon sens, était annihilé par sa présence. Une vérité dangereuse, effrayante, pour quelqu’un qui se reposait toujours sur ces qualités. « N'entends-tu pas sa colère qui gronde au loin ? » Imitant le geste de son interlocutrice, il fronça volontairement les sourcils, comme s’il cherchait vraiment à percevoir la rage de la déesse. « Non, vraiment, j’entends rien. Probablement une surdité passagère, hein ? »

Arrogant, il ne s’était toujours pas aperçu que la distance entre lui et l’étendue stagnante s’amenuisait, le risque d’y être poussé s’agrandissant de manière exponentielle. Insouciant, il riait ouvertement des plaisanteries de Jules, à un tel point qu’il en oubliait de sonder son environnement, sa méfiance ayant été abaissée… « Ça va chauffer pour toi, je n'aimerais pas être à ta place... » Dernière alerte, dernier avertissement, qui aurait dû faire sonner une cloche, une alarme, à l’intérieur de son crâne… La fille d’Hermès était connue pour imaginer des tours, des canulars, en toutes occasions. Stupide, qu’il était, de l’oublier à ce moment précis. Stupide, et surtout, surtout, naïf. Une erreur qui eut pour unique résultat, pour simple sanction, sa baignade imprévue. Voilà, donc, comment il avait été propulsé dans le bassin.

Au moins, il n’était pas en rose. Piète consolation, mais une consolation, tout de même.

« Je t'avais prévenu, sa sentence est irrévocable ! Cela t'apprendra le respect jeune homme. » Ses vêtements étant désormais trempés, il était heureux, ayant été inspiré par la température, de n’avoir été vêtu que d’un tee-shirt ainsi que d’un bermuda. Néanmoins, il pouvait regretter la perte de ses lunettes, qui étaient auparavant entre ses mains, ces dernières ayant été perdues dans les profondeurs du lac… Elles méritaient définitivement d’être vengées, innocentes victimes qu’elles étaient. Toujours dans l’eau, il réussit cependant à se stabiliser, laissant émerger la moitié supérieure de son corps. « Malheur ! Ah, je souffre, je souffre… En fait, non, niveau revanche divine, on a déjà vu mieux. Je ne sais pas, la foudre aurait été plus impressionnante… Même dans sa colère, Aphrodite demeure tristement répétitive… Parce qu’on s’entend que c’est elle qui te contrôlait, hein ? » Roulant ironiquement les yeux, il s’approchait discrètement du rivage, tout en parlant, distrayant ainsi la fille d’Hermès.

S’il avait dû aller dans le flot, pourquoi devrait-il y demeurer seul ? Ne devrait-elle pas partager son expiation, s’étant elle-même moqué de la bien-aimée progéniture de la couguar olympienne ?

Retirant son chandail, devenu passablement inutile et désagréable à porter, il le tordit, pour ensuite le lancer sur la rive, détournant ainsi l’attention de Jules, qui, comme n’importe quel humain normal, ne pouvait que fixer l’objet volant. Sortant finalement du lac, jouant l’homme déçue de son lancer, il se saisit du vêtement qui reposait sur le sol, pour ensuite aller le déposer sur sa chaise. « En fait, l’eau est plus agréable qu’on pourrait le penser… » Il était maintenant en position, la fille d’Hermès s’étant retrouvée entre lui et le lac. « J’te jure, tu devrais vraiment y aller ! » Ne lui laissant aucunement le choix, il se précipita vers le bassin, l’entraînant au passage, l’enlaçant, un peu comme elle l’avait fait, à la différence que lui sautait avec elle, dans le fluide, ne la relâchant qu’au moment où il était certain qu’elle ne pouvait s’échapper.

Parce que, en sachant qu’il était déjà trempé, une baignade de plus, une baignade de moins… Où donc était la différence ?
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[HJ: Pardon pour ce retard, et la mocheté. Je passerai plus tard pour mettre les morts en italique. Si ya quelque chose à modifier / qui ne te plaît pas, MP.]
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