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 it's time to begin, isn't it? ≈ zoella

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ROMAIN ✤ fils de mars


MessageSujet: it's time to begin, isn't it? ≈ zoella   Mer 7 Mai - 12:44


hey girl, you're so beautiful when you smile!
jules delacruz ft zoella lynch

≈≈≈

« Putain mec, regarde où tu marches ! » Jules faillit trébucher, et donna un coup dans l'épaule de James. Ce dernier était un fils de Mercure, troisième cohorte, âgé de quinze ans, Jules avait encore du mal à comprendre ce qu'il faisait ici. Avec son ami, Ben, ils formaient clairement à eux deux un duo de boulets. Jules soupira, et reprit son chemin. Une dizaine de mètres devant lui, Zoella Lynch, la prêteuse de la douzième légion, avançait d'un pas rapide. Elle semblait pressée, et ne se mélangeait pas vraiment au reste du quatuor. Deux jours auparavant, on leur avait confié une mission qu'ils devaient évidement mener à bien. Des armes, malgré toutes les mesures de sécurité mises en place, avaient été volées par des monstres et l'or impérial était une matière très rare, le camp ne pouvait se permettre de perdre une demi-douzaine de glaives. Ils avaient repéré au préalable un grand regroupement de monstres, au sud de la Californie, où se réfugiait un grand nombre de chiens des Enfers. C'était leur principale piste. Rectification. Leur unique piste. Cependant, jusqu'à présent, la mission ne se déroulait pas réellement dans la joie et la bonne humeur. Non pas à cause des quelques attaques de créatures, qu'ils réussissaient à repousser facilement, en partie grâce aux talents de combat de Jules, mais car l'ambiance n'était pas réellement au rendez-vous. James et Ben enchainaient étrangement les disputes. Zoella semblait enfermée dans sa bulle et ne parlait que rarement. Quant à Jules, il se retrouvait au milieu de deux extrêmes et cette mission commençait réellement à lui taper sur les nerfs. Au début, il avait été assez fier d'être choisi, surtout lorsqu'il avait su qu'il accompagnait la prêteuse du camp. Puis les choses s'étaient dégradées, et alors que le soleil lui brûlait les yeux et la peau, ils venaient de se faire larguer par la personne qui était sensée les emmener jusqu'à San Diego, et se retrouvaient avec une bonne dizaine de kilomètres de marche. Rester zen, il fallait rester zen. Après tout, Jules se devait de maitriser la situation. S'il venait à se montrer faible devant Zoella, que penserait-elle de lui ? Elle incarnait un véritable mystère aux yeux du garçon, cette brunette d'un an sa cadette l'intriguait énormément. Il aimerait lui parler, apprendre à la connaitre, comprendre ce qui la rendait si.. froide ? Inapprochable ? Il ne pouvait mettre de mot sur ce mélange de malaise, d'admiration et de curiosité qu'il ressentait lorsqu'il croisait le regard de la jeune femme. Alors, il se contentait de l'observer de loin. De l'admirer, un peu. Car il devait bien l'avouer, il n'était pas totalement insensible au charme mystérieux de Zoella, même s'il savait qu'il n'y avait rien de bien concret. Derrière lui, il entendit James lâcher un juron, et il fit volte-face. A quelques mètres, le garçon était allongé au sol, et se tenait le genou en gémissant. Une vraie fillette. Il soupira à nouveau, leva les yeux au ciel, et reprit sa marche. L'après-midi s'annonçait très longue.

Ils étaient enfin arrivés à San Diego. D'après leurs sources, la planque des monstres se trouvait dans une impasse qui semblait à première vue abandonnée, dans une banlieue connue pour accueillir nombreux trafiquants de drogue et autres produits plus ou moins illégaux. Jules était devant, les yeux rivés sur le plan, il dirigeait le groupe. De temps en temps, il demandait à des passants de lui indiquer le chemin. Jamais au même endroit. Vraiment, cette journée tournait de plus en plus mal. En plus de cela, il avait comme un mauvais pressentiment. Et d'expérience, il savait que ce n'était jamais bon, pour un demi-dieu. Prenant son mal en patience, et s'efforçant de mettre ses doutes de côté, avec beaucoup de mal, ils trouvèrent enfin la ruelle. Délabrée. Sale. Puante. Pas de doutes, seuls des monstres (peut-être bien des putois aussi) pouvaient choisir un endroit aussi miteux comme cachette. Le scénario semblait avoir été écrit par un cinéaste américain ; les quatre policiers (hum, les deux policiers trainant leurs apprentis boulets) traquant une dangereuse mafia, les pistolets (en l'occurrence les poignards) à la main, chargés à bloc. Il ne manquait plus que la musique flippante derrière, et Jules aurait presque été tenté de crier : « Vous êtes en état d'arrestation ! Montrez-vous ! » Mais il se retint, avant de s'attirer davantage d'ennuis encore. Il se reconcentra sur l'or impérial, qui était la principale raison de leur venue. Décapiter un bon nombre de monstres était la seconde, en ce qui concernait Jules. Un simple besoin de se défouler un peu, après avoir cramé sous le soleil et marcher de longs kilomètres au bord de la route, près de la mer, avec l'irrésistible envie de plonger dans l'eau claire. Il s'engagea en premier, suivit de près par Zoella, ordonnant aux deux adolescents de rester en arrière, et de monter la garde. A la recherche d'une pointe brillante, qui brillerait dans une poubelle ou un recoin, Jules tourna sur lui-même plusieurs fois, le glaive à la main, les genoux légèrement fléchis, près à se battre. Quelque chose remua à sa droite, aussitôt, il s'immobilisa, les sens en éveil. Un léger sourire se dessina sur le coin de ses lèvres. « Prête ? » Il n'eut même pas le temps d'entendre si Zoella lui avait répondu, en moins d'une seconde, quatre chiens des enfers avaient fait leur apparition dans la ruelle. Visiblement, ils ne s'étaient pas trompés d'endroit, et s'ils voulaient repartir sains et saufs, ils devaient éliminer cette vermine rapidement. Après quelques mouvements, un coup bien placé dans l'abdomen du monstre et une griffure minime sur l'avant-bras, Jules extermina la première bête qui osa l'attaquer. Réduite en poussière, elle était de retour au Tartare. Visiblement, le deuxième chien des enfers fut plus réticent à s'engager au combat. Peut-être plus méfiant, sûrement plus intelligent. Jules ne savait pas comment s'en sortait Zoella, mais il ne se faisait pas énormément de soucis pour elle, il la savait débrouillarde. Et de toute façon, il était déjà assez occupé. Ils restèrent quelques instants à s'observer, puis le monstre fit un pas, puis deux, et il bondit. Rapide et agile, ayant de bons réflexes, Jules esquiva de peu l'attaque, et se remit immédiatement sur ses deux pieds. Fils de Mars, il avait une capacité au combat beaucoup plus élevée que d'autres demi-dieux, ainsi qu'une force et une rapidité plus développée. Plusieurs coups de glaive fendirent l'air. Jules avait vu juste, cette créature était plus maligne que les autres, et semblait vouloir lui donner plus de fil à retordre. Il reprit son souffle, mais rapidement, l'adrénaline le poussa à repartir à l'attaque. Il n'avait pas peur. Jamais Jules n'avait peur. Presque. Il poussa un cri quand la griffe du monstre s'enfonça dans sa cuisse. Heureusement pour lui il ne s'agissait pas d'une blessure trop importante, et s'il saignait abondamment, il pouvait toujours se battre, avec nettement plus de difficulté. Il ne réfléchit pas une seconde de plus, et profita du rapprochement avec le monstre pour lui planter le glaive dans la mâchoire. C'en était fini. Un tas de poussière noire, des cendres. Il se retourna. Zoella était en plein combat avec le dernier chien des enfers encore en vie. Rapidement, il sortit la dernière dose d'ambroisie de son sac et l'avala d'un seul coup. Aussitôt, la douleur à sa cuisse fut moins cuisante. Soudain, Zoella poussa un cri de détresse. Il releva le regard ; allongée au sol, seul la force de ses bras la séparait da la gueule grande ouverte du monstre. Jules s'élança et d'un coup de glaive réduit le monstre en poussière. Voyant la jeune femme blessée, il l'aida à se relever, attrapa son sac et l'aida à s'assoir contre le mur. « Tiens, garde ça. S'il te plait. Surtout ne bouge pas. » Elle était sacrément blessée, et Jules s'en voulait énormément d'avoir fini le nectar. Il aurait été beaucoup plus utile à Zoella. Il fallait se dépêcher, il n'avait plus énormément de temps avant une nouvelle attaque. Retrouver ces foutues armes. Il ouvrit les poubelles, tapa sur les murs (peut-être des passages secrets, comme dans les films..). Soudain, il les vit. Une dizaine de glaives, entassés derrière une benne à ordures aussi puante qu'un sabot de satyre. Il les prit une par une et retourna auprès de Zoella, qui ne semblait pas aller mieux. Il rangea les armes dans son sac qu'il enfila autour de ses épaules. A nouveau, il prit Zoella dans ses bras et fit demi-tour ; il était vraiment temps de partir.

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